Sans emplois à cause du COVID, elles se prostituent

Témoignages des prostituées de la COVID

Depuis un an maintenant je reçois souvent des messages touchants de femmes (coquines forcément sinon elles ne traîneraient pas sur mon blog 😜) qui ont perdu leur job à cause du COVID (je préfère dire le COVID plutôt que la COVID). Elles sont plus ou moins en galère et envisagent de se prostituer. Ou elles ont sauté le pas. Ou elles font du virtuel. C’est touchant, parfois triste et glauque, d’autres fois fun et, je dois dire, excitant. Alors j’ai décidé de les interviewer En zoom et de vous livrer quelques unes de leurs histoires et témoignages. N’hésitez pas à commenter.

 

 

Clarisse, ex-vendeuse Dutyfree

-« Si tu devais te présenter tu dirais quoi  ? »

-«  Je m’appelle Clarisse, je vendais des parfums et des rouge à lèvres au duty free de l’aéroport de LYON Saint Exupéry. Comme toutes les vendeuses d’aéroports je me faisais souvent draguer par les hommes en voyage d’affaire et parfois aussi les femmes. »

-«ah oui, pas top j’imagine »

-« oui, c’était souvent pas très subtil et un mec, même en costard cravate quand il drague une vendeuse il est lourd ! Mais il n’y a pas de job parfait. Et je ne sais pas pourquoi mais je gardais soigneusement toutes les cartes de visites et les 06 qu’on me donnait. Peut être qu’au fond j’avais déjà un pressentiment de la suite. »

-« Tu as perdu ton job quand ? »

-« Assez vite en vrai, dès le premier confinement. Je n’ai pas retrouvé de travail depuis et les aides de l’état ne sont que des aides. Au début c’était suffisant mais sans les primes ça ne va pas bien loin. »

-« Et donc tu as décidé te te prostituer ? »

-« Non ! Pas du tout ! Au début j’ai monté une cagnotte Leetchi et j’ai envoyé des mails et des SMS à tous les contacts que j’avais collectionné. C’était horrible, les types me répondaient des mails interminables pour me dire qu’ils étaient désolés pour moi, qu’il seraient heureux de prendre un café ou de m’inviter au restaurant un de ces 4 mais très peu donnaient sur la cagnotte. J’avais l’impression d’être une mendiante et Je n’ai récolté que quelques dizaines d’euros de types qui en plus lui proposaient des rendez vous alors qu’ils n’avaient contribué que pour à peine le prix d’un café. »

-« Ah merde, galère donc ! Tu as accepté d’en rencontrer certains ?»

-« Non, j’étais dans la merde et je n’avais aucune envie d’un plan cul avec un radin qui avait laissé 5 euros sur ma cagnotte !
Mais un jour un contact m’a envoyé un SMS qui m’a fait basculer. »

-« Il t’a écrit quoi ? »

– « Je suis pas Virgin Radio mais si tu passes une nuit avec moi je paie ton loyer🍆🍑=💶. Les emoticons étaient dans équivoque ! Je lui ai dit que mon loyer était de 930€. Il m’a répondu instantanément : « pas de problème. Chez moi ou chez vous ? Demain 21h ? »

J’ai préféré chez lui. Je ne voulais pas qu’il sache où j’habite. Dans l’heure j’avais 465€ sur ma cagnotte Leetchi. La moitié de la somme, il me promettais l’autre moitié le lendemain de notre nuit ensemble. »

-« Tu aurais pu juste garder les 465 et ne pas aller chez lui ! »

-« Oui c’est sûr. Mais j’avais besoin d’argent. »

-« Tu te rappelais à quoi il ressemblait avant d’aller chez lui ? »

Rires : -« Non ! Pas du tout ! Mais je me disais qu’au pire si je ne le sentais pas je pourrai tourner les talons quand il ouvrirait sa porte. »

-« Et ? »

-« Bin le mec était quelconque. La soixantaine, pas du tout mon genre mais pas hideux non plus. Je me suis dit que ça pourrait aller. »

-« Ca doit faire drôle la première fois. »

-« En fait non, pas tant que ça. Je m’étais conditionnée. J’avais mis de la lingerie sexy et j’avais envie de faire le mieux possible. Alors j’ai joué le jeu, j’ai fait comme si j’étais dans un film porno. »

-« Tu peux me raconter ce que vous avez fait ou ça te gêne ? »

-« Non, ça me gêne pas. J’ai pas honte. D’abord il m’a proposé un verre d’alcool. Il avait un bar très fourni. J’ai pris un whisky fumé. »

-« Ah ? Carrément ? »

-« Oui, j’avais besoin de me donner un peu de courage…Je voulais paraître sûre de moi alors que je ne l’étais pas du tout.  Il m’a demandé si cela m’allait si je restais jusqu’au lendemain et si on le faisait aussi le matin avant qu’il me libère. J’ai dit oui mais c’est 450 de plus. Il a eu l’air un peu contrarié. Mais je crois que c’est mon marchandage qui l’a décidé à sortir sa queue de son pantalon et à me demander de le sucer. Il m’a dit de commencer par le sucer et qu’il me dirait ensuite s’il est ok pour toute la nuit et 450€ de plus. Il m’a dit que j’avais intérêt à m’appliquer. C’est à ce moment que j’ai vraiment compris ce que j’étais en train de faire. J’avais honte mais je ne me sentais pas humiliée. J’avais l’impression de maîtriser la situation. Et sucer je savait faire ça très bien en vrai. Donc je n’avais pas de raison de m’inquiéter. »

-« Et tu as aimé ? Ça t’excitait au final? »

-« Non, pas du tout ! Mais j’ai fait de mon mieux pour faire semblant. Je l’ai sucer avec application et goulûment car je me disais que s’il jouissait dans ma bouche peut être que je serai tranquille après. »

-« Et ça a marché ? »

-« Bin non, c’est lui qui a mis fin à la fellation avant de jouir et qui m’a demandé de me mettre à 4 pattes sur le tapis. Il a essayé de me prendre en levrette mais comme je ne mouillais pas du tout c’était compliqué. Surtout que c’était pas Rocco Siffredi ! Bon, bref, il m’a demandé d’aller dans sa chambre et de l’attendre à plat ventre sur le lit. Il m’a rejointe avec un Tahiti douche carré à la noix de coco… »

-« Ça à duré longtemps ? »

-« Moyen, dix minute, peut être vingt, je sais pas trop. Mais il m’a sodomisée et c’était tout sauf agréable. Mais le pire c’est qu’il voulait qu’on s’endorme ensemble. Il s’est endormi assez vite en me serrant contre lui. J’osais pas bouger. J’ai pas réussi à m’endormir et le temps me paraissait interminable. Quand il s’est réveillé je n’avais pas fermé l’œil et il bandait. Il a voulu que je le suce et que je me mette sur lui. Il m’a baisée trois fois dans la nuit à chaque fois, heureusement il mettait une capote. Sauf que j’ai du le sucer au petit jour et qu’il voulait les fellations sans capote. J’ai cru que j’allais vomir 🤮 quand il a éjaculé dans ma bouche. Mais je suis allé à la cuisine recracher sans trop me soucier de ce qu’il en penserait. Il m’a dit que je pouvais me rhabiller et rentrer chez moi, qu’il paierait les 450 € en plus. »

-« Et il a payé ? »

-« Oui, et il m’a demandé si j’aurai besoin d’aide pour mon loyer du mois suivant. J’ai dit que je n’étais pas sure mais que je le rappellerai si j’avais besoin. Au final j’ai rappelé tous les moi parce que je n’ai jamais trouvé d’autres clients à ce tarif là. »

-« Et tu as eu d’autre clients ? »

-« oui, une dizaine en 8 mois. Mais que pour des plans d’une heure ou deux. Par contre je me fais payer mon loyer tous les mois par le même. Avec le temps je me suis habituée. J’ai appris à faire mieux semblant d’aimer le baiser et surtout j’ai l’impression que je ne vole pas mon argent. »

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par

Lucie

Comment me décrire ? Disons que je suis une MILF 2.0 ! Une femme mariée trop tôt devenue accro aux rencontres adultères sur internet. Mes déplacements professionnels me permettent de céder à mes pulsions sans trop de risque d'être découverte. J'aime écrire et raconter mes aventures. J'aime aussi recevoir des commentaires sur ce blog ! Cela fait peut être de moi une grosse salope, une grosse pute ou une grosse cochonne, c'est au choix. Sauf que je ne suis pas grosse...Et que je choisi ma sexualité librement. Pour me séduire il suffit parfois d’être un peu original. Je suis une grande curieuse. Je traîne parfois (une ou deux fois par mois grand max) sur cinqasept. Je change à chaque fois de pseudo mais si vous me laissez le votre, qui sait je vous ferez peut être signe💋

Une réflexion sur « Sans emplois à cause du COVID, elles se prostituent »

  1. Bonjour, je vais essayer d’apporter mon aide, aussi minime soit elle : je sais que certaines boîtes de sécurité ( comme Securitas ) recrutent des hôtesses d’accueil et que certains aéroport situés près de bases aériennes militaire ou de constructeur aéronautique ( comme à Mérignac avec Dassault aviation ou Toulouse avec Airbus ) sont un peu moins touchés.
    Bonne chance à toutes et tous

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